miel - honey - honig - Bernard Michaud
Accueil | Sommaire

La vie de l'abeille | L'apiculture

L'apiculture

la passion de l'apiculture
Les essaims sauvages : 

Au rythme où pond la reine, la colonie d'abeilles peut vite se retrouver à l'étroit dans son espace vital et décider de fonder une autre colonie avec une nouvelle reine. Ou alors, la reine devenue trop vieille peut craindre d'être tuée par une remplaçante récemment éclose et décider de quitter les lieux en emmenant une partie de sa cour. C'est l'essaimage. Les abeilles envoient des éclaireuses repérer le lieu idéal pour fonder une nouvelle colonie : une anfractuosité de mur ou de rocher, un toit, un tronc d'arbre creux..., puis forment une grappe vombrissante, qui se masse de manière compacte autour de la reine et se fixe dans un lieu provisoire (une branche d'arbre par exemple). Quand l'endroit est repéré, elles s'installent, bâtissent des pains de cire et reprennent leurs activités. 

On rencontre souvent un peu partout dans la nature des essaims à l'état sauvage. C'est d'ailleurs dans ces essaims naturels que les hommes ont longtemps récolté le miel et la cire, indispensables auxiliaires de leur alimentation et de leur habitat. Mais ces récoltes étaient hasardeuses et difficiles, aboutissant souvent à la destruction totale du nid. L'homme a donc eu l'idée de capturer ces essaims et de les placer dans des endroits abrités, conçus par lui, d'où il pouvait plus facilement récolter le miel. Ainsi est née l'apiculture, l'élevage des abeilles.

Premières formes d'apiculture :
Les premières traces d'apiculture remontent à la plus haute antiquité. Les Chinois, les Grecs, les Romains et les Egyptiens possèdaient déjà des ruches en paille ou en terre cuite. Pendant longtemps, en Europe, le miel était le seul moyen de sucrer les aliments (avant l'arrivée de la canne à sucre ou de la betterave sucrière) et la cire un produit nécessaire à l'éclairage : l'apiculture s'est donc vite développée. On sait que déjà sous Charlemagne sa pratique était règlementée. Les "éleveurs d'abeilles" ont appris à domestiquer les abeilles, à capturer les essaims et à les loger dans des endroits appropriés : poteries, troncs d'arbres évidés, écorces de chêne-liège taillées, paniers en paille ou en osier tressés aux formes multiples....
un apiculteur
Ces ruches à rayons fixes ne permettaient qu'une petite récolte, mais les apiculteurs pouvaient en installer plusieurs, à des endroits différents. Seul inconvénient : la récolte de miel s'accompagnait souvent d'une destruction totale des rayons bâtis et de la colonie. 
C'est pour y remédier que fut inventée la hausse, compartiment de ruche amovible et emboitable, moins haut, avec lequel on "rehausse" le corps principal de la ruche : les abeilles y bâtissent des rayons et y emmagasinent le miel dès que le corps de la ruche est plein. Seul le miel de la hausse est récolté, le couvain et les "réserves" de la colonie restant dans le compartiment principal. 
C'est au XIXème siècle que François Huber, précurseur de l'apiculture moderne, inventa la ruche à cadres amovibles : des cadres de bois délimitent l'emplacement de construction des rayons de cire et peuvent être déplacés, soulevés, maniés de manière à faciliter l'inspection des ruches et la récolte du miel.
une ruche
Plus tard, des rectangles de cire gaufrée furent fixés à ces cadres afin d'avancer le travail de construction des abeilles et de leur laisser plus de temps pour produire plus de miel. Ce sont les cadres de ruche actuellement utilisés. Aujourd'hui, les modèles de ruche les plus employés sont ceux de l'américain Langstroth et du français Dadant : des cases carrées à toit plat, en bois, sur lesquelles peuvent s'emboîter une ou plusieurs hausses.
On peut distinguer actuellement trois catégories d'apiculteurs : les amateurs, qui font de l'apiculture un loisir et possèdent deux à trois ruches; ceux qui complètent leur activité professionnelle par un élevage apicole, et enfin les professionnels. On compte environ 2 millions de ruches en France pour l'ensemble de ces catégories.
La récolte de miel :

Elle se fait dans une miellerie. On y transporte les hausses de ruches (débarrassées de leurs hôtesses après enfumage). Puis on procède au désoperculage des cadres. Les cadres désoperculés sont placés dans un extracteur tournant à grande vitesse. 

 
le miel en rayon

 

désoperculage des cadres
La force centrifuge projette le miel hors des rayons, sur les parois de l'extracteur; le miel s'amasse vers le fond, s'écoule par un robinet, puis à travers un filtre. Si le miel est trop visqueux, ce qui peut être le cas notamment pour le miel de bruyère, l'apiculteur aura recours à une picoteuse, machine dotée d'une multitude d'aiguilles, qui le rend plus fluide. 
Ensuite le miel va décanter dans une cuve appelée maturateur : les débris de cire remontent à la surface en une couche facile à ôter. Tous les matériaux utilisés sont en acier inoxydable afin de préserver au miel toute sa pureté. Le miel sera ensuite conditionné en pots ou en fûts suivant sa destination dans le circuit de distribution.  
l'extracteur de miel
Sommaire | Haut de page

La vie de l'abeille | L'apiculture

 

Bernard Michaud S.A.

Domaine Saint Georges
Chemin de Berdoulou
64290 GAN
Tel : (33) Ø5 59 21 91 00
Fax : (33) Ø5 59 21 66 60
© Copyright Bernard Michaud SA - Tous droits réservés